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Histoire du Club


Prétendre qu’à MUTZIG personne n’avait joué au football avant 1930 serait présomptueux. On y tapait dans le ballon, sur les prés, après avoir planté des perches de chaque côté d’un terrain vaguement délimité. On s’amusait entre camarades, à onze contre onze, à moins aussi le plus souvent, sans autre ambition que de se donner du mouvement, ou bien d’imiter ceux qui, dans les communes environnantes (Molsheim, Dinsheim par exemple) pratiquaient déjà le football d’une façon plus réglementaire.
Ce qui, par contre peut être affirmé haut et fort, c’est que la création du FOOTBALL CLUB DE MUTZIG (F.C.M.) était dû à un sursaut de patriotisme de clocher chez les plus mordus et, sans doute, les plus doués aussi pour cette activité sportive. Ils peuvent être fiers, les anciens, d’avoir osé, enfin, mettre sur pied une équipe qui affrontera celles des communes voisines, plus expérimentées déjà par quelques années de pratique.
Ils peuvent être fiers aussi d’avoir osé braver l’opinion fortement répandue alors selon laquelle toute activité sportive était inutile puisque tout le monde, ou presque, avait encore à cultiver jardins et champs après son travail en usine. On peut se demander par quel subterfuge certains ont réussi à convertir leur père, pourtant des plus hostiles, au point d’en faire le président du club nouvellement créé ! !
L’argent de poche, que la Maman distribuait avec parcimonie le dimanche matin, leur était aussitôt soutiré au coin de la rue par celui d’entre eux qui faisait fonction de trésorier. Il s’agissait d’acheter des ballons, oh pas à la douzaine, un seul devait tenir toute une saison ! Et les maillots, les shorts, les souliers à bout dur ?
De terrain il n’y en avait pas à MUTZIG. On était donc tout heureux de l’autorisation obtenue du Commandant de Garnison de jouer sur le terrain de la Caserne.
Petit à petit le club s’organisait. L’ambition également naissait du côté des joueurs aussi bien que du côté des dirigeants. En même temps apparaissaient les premiers problèmes. Pour gagner des supporters, des membres d’honneurs (ou donneurs) indispensables au financement des besoins grandissants (l’évolution) il fallait remporter des victoires. Mais pour gagner des marches il fallait se renforcer, ce qui revenait à dire que certains devaient céder leur place à des... étrangers jugés meilleurs. On fit donc appel à des militaires en garnison à MUTZIG. Et des Mutzigeois s’en allaient jouer ailleurs (déjà). Comme quoi il n’y a rien de nouveau sous le soleil.
Le club poursuivait son activité, saison après saison, avec des fortunes diverses, avec ses joies et ses déceptions. Vint la guerre et le départ des footballeurs mobilisables. Les jeunes qui restaient continuèrent tant bien que mal, et la mise en veilleuse du club devint inévitable. Mais aussitôt après les hostilités, les membres démobilisés plus ou moins valides reprirent les destinées du club en main.

ORIGINE DU STADE MUNICIPAL

C’est alors qu’intervint pour la première fois la BRASSERIE DE MUTZIG. Monsieur Jérôme WAGNER, Président Général, sollicité par un de ses employés, capitaine de l’équipe et secrétaire du club, se montre compréhensif pour cette jeunesse sportive. Il met à la disposition du club, à titre provisoire, un des étangs à glace situé à l’emplacement actuel du Stade.
L’Â.S.M. pouvait donc continuer. Encore fallait-il équiper ce pré des buts indispensables. Qu’à cela ne tenait ! La joie était si grande qu’elle engendra l’enthousiasme et tout le monde s’y mit de bon cœur ; dirigeants, joueurs, et supporters rivalisèrent d’ardeur. HARQUEL Paul Président, HUCK Fernand (père de Jean-Noël) et autres anciens joueurs suaient sang et eau, mais le prochain match put avoir lieu.
L’autorisation provisoire ne fut plus jamais retirée, au contraire, quelque temps plus tard la Brasserie fit don du terrain à la municipalité dans le cadre d’un échange.
Aucun des pionniers de l’époque héroïque ne pouvait cependant imaginer que le club qu’il a contribué à créer ou à faire progresser allait s’enorgueillir d’un palmarès aussi glorieux !

1957 - L’ASCENSION - 1964

Les années passèrent cahin caha, les présidents se succédèrent à la cadence d’un tous les deux ans, quelque fois moins, certains se donnèrent beaucoup de peine pour faire sortir le club de l’anonymat. Ils réussirent à lui faire gravir quelques échelons jusqu’en Division II Régionale. On organisa de beaux tournois (le fameux Challenge Coulaux, par exemple), de beaux meetings d’athlétisme aussi, puis le club se trouva enl957 en IVe Division en proie aux pires difficultés.
Il allait être emporté par une de ces crues de la Bruche qui périodiquement inondaient le terrain.

Lorsqu arriva Roger LEÎSSNER...



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